Le statut de la microentreprise que l’on appelait autrefois autoentreprise connait un véritable succès auprès de nombreux français chaque année. Cependant, même si les démarches sont simplifiées, elles existent et il convient de faire attention aux choix que l’on peut faire, surtout lors de l’immatriculation, qui marque l’officialisation de la création, avec des conséquences par la suite. Explications.
Entrepreneur : quelle adresse lors de l’immatriculation ?
L’idée est là, l’étude de marché révèle un vrai potentiel et le statut de micro entreprise permet de ne pas prendre trop de risques. Pourquoi s’en priver ?
Pourtant, il s’agit avant tout de déterminer si cela relève de la faisabilité et de réfléchir aux conséquences que cela peut avoir sur la vie personnelle. Prenons par exemple l’adresse.
Il est obligatoire d’en faire figurer une lors de l’immatriculation. C’est cette adresse qui fait office de siège social.
En microentreprise, il arrive souvent que l’on n’ait pas besoin d’un local. Se pose alors la question de savoir s’il est judicieux de mettre son adresse personnelle.
Cela peut l’être dans certains cas. Si l’on habite une grande ville, l’activité se verra associée à une image dynamique et professionnelle ce qui ne sera pas pour déplaire au chef d’entreprise. Mais qu’en est-il s’il habite dans un quartier défavorisé, associé à une mauvaise réputation ou encore si le nom peut renvoyer une image d’amateurisme ; car non connu par la plupart des gens (petit village reculé) ?
Même si cela est dommage, il n’est pas rare que les clients, les fournisseurs, les établissements bancaires à qui on demande des prêts professionnels aient, psychologiquement parlant, tendance à se faire une première impression qui peut être négative. Cela n’est pourtant pas une fatalité quand on crée, car il n’est pas obligatoire de mettre sa propre adresse.
C’est quoi, un centre d’affaires ?
Il existe en premier lieu des entreprises qui ne proposent que de la domiciliation d’entreprise. Elles s’installent dans une grande ville et font payer un loyer pour que des structures de toutes natures puissent bénéficier de l’aura qu’elles dégagent de par leur situation géographique pour attirer davantage de clientèle et asseoir une certaine image de professionnalisme.
Cependant, on s’aperçoit rapidement que les services sont limités à cela et à quelques autres qui ne sont que connexes.
On peut attendre davantage d’un centre d’affaires. En effet, surtout en microentreprise, il n’est pas rare que les besoins existent, sans pour autant avoir les finances pour les matérialiser.
Un microentrepreneur n’a pas forcément envie pour les mêmes raisons que celles évoquées précédemment, de donner rendez-vous à un client, afin de lui faire signer un contrat si l’adresse du rendez-vous est celle de son adresse personnelle. Il peut aussi avoir envie de faire la distinction entre sa vie professionnelle et sa vie privée et ne pas vouloir qu’une personne étrangère pénètre chez lui, à moins d’avoir aménagé un endroit avec une entrée bien distincte.
Avec un centre d’affaires, il pourrait louer un bureau équipé avec salle d’attente au mois. Tout comme il pourrait trouver également des services de location (mensuelle, toujours) de salle de formation ou encore de réunion.
Bien entendu, on trouve également des espaces de coworking qui se montrent parfaits pour retrouver parfois un regain de motivation ou encore un élan de créativité en côtoyant d’autres professionnels.
Les clients, mais aussi les financeurs pourraient apprécier de pouvoir se garer dans le parking du centre d’affaires lors du rendez-vous, tout comme le microentrepreneur, ce qui lui évite de trouver une place à chaque fois qu’il doit prendre son véhicule et perdre du temps productif.
Il reste d’autres services à découvrir en contactant le centre d’affaires le plus proche de chez soi, pour pouvoir en profiter.
